Bénédicte Salzes

/ photographie, texte & maquette
reportage

Ponton d’Honneur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série réalisée

pour Aldebert & Verdier Architectes,

© 2011-2012

La ferme du Champboule

Après quelques mois d’absence sur mon blog, je reviens avec un reportage réalisé à la Ferme du Champboule en décembre dernier.

À la Ferme du Champboule, Hélène, Matthieu et Tom travaillent en synergie pour produire légumes, viande, lait et fromage.

M’attendant à un paysage immaculé d’Ariège en hiver, je suis sans attendre plongée dans le bain et me retrouve bottes et ciré, avec Matthieu et Tom à récolter carottes, poireaux et diverses salades sous une tiédeur peu commune pour la saison. Jamais je n’avais vu pareille roquette, céleris-rave aussi difformes ou encore choux rouges aussi beaux et appétissants.

Depuis 2 ans seulement, Hélène et Matthieu ont repris l’exploitation puis ont fait le choix de s’associer à Tom afin de grouper leurs compétences en matière de maraîchage et d’élevage.

Pendant ces quelques jours, je me suis régalée de tajines de courges inconnues, de salades de mâche, roquette et épinards aux feuilles aussi goûteuses que géantes et de longs moments de réconfort auprès du seul chauffage de l’ancienne maison tout de courants d’air traversée: le poêle à bois. J’y ai appris que la roquette est une salade d’hiver, que le céleri rave et le céleri branche sont 2 légumes différents de la même espèce ou encore que la vache gasconne est sauvage mais très curieuse.

Des produits de qualité à portée de main? C’est sans doute le luxe quotidien des ces jeunes et vaillants agriculteurs.

Ce n’est qu’à l’heure du départ, après une journée maussade de pluie et de grand vent au niveau des cols, que sur le marché de Saint Girons, les dires allaient bon train et annonçaient la neige. Pommettes et bouts de doigts gelés, j’approuvais certainement en terminant la matinée avec Hélène, enceinte jusqu’au cou mais toujours d’aplomb, autour d’un café crème au bistrot du marché.

Tant pis pour la neige, je reviendrai!

À suivre, le reportage…

Le paradoxe athénien.

Green n’est sans doute pas ce qui caractérise au mieux Athènes. « Ville blanche », la capitale grecque est à la fois grise de béton, rose ou orangée à la tombée de la nuit. Quant au bleu dans lequel je croyais pouvoir noyer mes yeux au port du Pirée, il n’en est rien ! La capitale grecque se révèle, cependant agréablement tachetée de vert. Tout pareil aux mauvaises herbes qui en Grèce ne sont autre qu’origan, thym ou romarin, naissant d’entre les fissures et les pavés, à Athènes, il faut se baisser et les cueillir. Dans l’une des seules capitales située au bord de la mer, les collines alentours offrent un havre de paix. Ce, à quelques enjambées seulement. Un étonnant panorama sur Athènes, qui entre balades citadines, points de vue et paradoxes, nous interroge sur le rapport du peuple grec à la nature. Une question se pose : Comment y cultive-t-on son jardin ?

Soirée de lancement du livre Cuisine atlantique

Cuisine atlantique est désormais en kiosque,

Bénédicte Baggio-Catalan et moi-même vous convions à découvrir les saveurs de l’Atlantique,

demain jeudi 3 novembre, à partir de 19h

au Bar de la Marine, 18 rue Achard, 33300 Bordeaux.

Vous pourrez y goûter les huîtres d’Éric Dauges, médaillées d’or en 2011, les délicieuses conserves Jean-de-Luz et de petits plats de l’Estuaire à déguster du bout des doigts et concoctés par les mains expertes de Gens d’Estuaire Traiteur.

Téléchargez l’invitation ci-dessous :

Trois paysages

les betteraves de Christine

Je suis enfin inscrite au Panier Moderne.

Comme la bonne résolution de début d’année, cette Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne est l’occasion pour moi d’apprendre quelle saison correspond à quels légumes. Je sais dès à présent que les carottes peuvent arborer des formes plus farfelues que… et bien des carottes bio, locales et de saison, tout comme je m’avoue enfin que les tomates sont un fruit estival mais que je me bornais jusqu’à lors à acheter à mi saison… alors feu les idées pré-conçues! et je regarde maintenant les tables des restaurants arborant des assiettes garnies de tomates en hiver. Comme un critère de sélection sans faille, les bons restos s’adaptent au marché. Marché économique oui, mais surtout de saison. Mais au fait, le marché de saison n’a-t’il pas quelque-chose à voir avec le marché économique?

Allez, le tout est de se l’avouer : manger local et de saison, c’est bon, c’est tout près, c’est tout frais! Laissez vous envahir des espèces les plus biscornues et les plus goûtues, comme en ce moment : patisson, potimarron, betterave crue ou cuite, carotte, panais, radis noir, salades, gratins, veloutés, mousselines, soufflés, muffins…

Manque d’idée? Filez chez ma petite cuillère préférée : http://mylittlespoon.blogspot.com

et celui du panier moderne : http://amaplepaniermodernebacalan.over-blog.com/,

vous ne serez pas en reste de recettes!

 

À vos tabliers, bottes et cirés!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Cuisine atlantique, recettes exquises de poissons & coquillages » est arrivé!

Pendant un an, nous – Béné/bloggeuse culinaire de My Little Spoon et Béné/photographe – avons chaussé nos bottes et revêtu nos tabliers le long d’un itinéraire Nord-Sud sur la côte Sud-Ouest. Motivées par cette enquête culinaire, paysagère et sociologique, nous nous sommes laissées porter par les saisons pour tenter de décliner les produits de la mer à toutes les sauces, sourtout les nôtres.

Retrouvez l’ouvrage dans toutes les bonnes librairies, et venez à la présentation gourmande du livre qui aura lieu jeudi 3 novembre au Bar de la Marine à partir de 19h.

Télécharger l’invitation ici.

 

Cartographie de Graveyron

Bordeaux Match Race

La première édition Bordeaux Match Race inaugure le plan d’eau bordelais en septembre 2011. Bordeaux Régate espère remettre cet événement chaque rentrée en invitant des compétiteurs de renom, connus sur la scène maritime sportive internationale. Cette année, 4 équipages se sont mesurés sur les magnifiques Longtze.

 

 

Escale sur Patiras

Patiras

Une escale gourmande sur Patiras et prendre le temps d’un après-midi.

Publication Sud-Ouest Gourmand, automne 2011

Aller-retour pour Arguin.

aller-retour pour Arguin

Le temps d’une marée, Éric Daugès embarque à bord de son chaland pour une inspection de ses parcs. Plusieurs fois par semaine, cet itinéraire lui sert à s’assurer de la bonne croissance de ses huîtres, qu’il travaillera également à terre avant de les remettre à l’eau. Une partie de sa production est affinée au banc d’Arguin, où les mollusques se chargeront des saveurs les plus complexes. Goût de noisettes ou goût de noix, lui leur décerne une saveur bien singulière, propre à l’élevage en bordure d’océan. Exit l’huître des quatre saisons. Cette espèce, vendue sans laitance cache sous sa douce appellation commerciale le nom de « triploïde ». Triploïde ou triple car pourvue d’un troisième gène lui conférant la qualité d’être stérile. A contrario, les huîtres d’Éric, grasses ou maigres selon la saison, sont 100% naturelles et remportent les médailles du concours général agricole de Paris depuis quelques années déjà. Éric vend sa production selon la zone d’affinage du Bassin : Cap-Ferret, Arcachon et Arguin. Lorsqu’il n’est pas ne mer ou à la claire, l’Arésien est à la cabane n°22 du minuscule port ostréicole d4arès, été comme hiver, à moins qu’on ne soit dimanche, jour de marché!

Concha y Toro

Reportage réalisé lors de Vinexpo 2011 pour le négociant chilien Concha y Toro.

Histoire d’Estuaire

Images glanées le long de l’estuaire de la Gironde.

journée de pêche sur la Yéti

Météo variable sur la côté girondine, nuit pluvieuse sur Arcachon. Départ du ponton n°16 du port de pêche. Le Yéti est appareillé, nous partons, il est 4h. Les premières manœuvres effectuées, les 3 mâtelots descendent à la cale faire un somme d’une heure à peine, le temps d’arriver sur la zone de pêche. Quelques éclairs au loin. Il fait encore sommeil dans la cabine du patron-pêcheur et les écrans nous guident dans le passage de nuit d’une zone agitée: la passe Nord du Bassin. Se tenir debout relève de l’exploit.

6h, le ciel s’éclaircit, les matelots sont déjà à l’œuvre depuis une heure, la journée promet d’être longue. Nous sommes devant la plage de la Salie, le fileyeur tourne au ralenti pour permettre aux matelots de relever le premier filet à sole. Les gars connaissent leur tâche et se relayent sans signal visible. Jérôme s’enfile des kilomètres de filets à bout de bras, alors que Stéphane et Romain sont au tri. S’ils parlent, ce n’est que pour laisser s’échapper une bonne vanne qui fera rire tout l’équipage.

La notion du temps est bien différente sur mer et lorsque nous regardons la montre, il est 8h alors que la journée est bien entamée, mais loin de se terminer. Sacrée vie que celle de pêcheur 7 jours sur 7!

 

Je suis un homme déguisé en homme

Photographies réalisées pour la pièce Je suis un homme déguisé en homme, sur les textes de Thomas Dejeammes.

La poésie de Thomas Dejeammes & les édition { o }

 

And buna tinish sucwar

And buna tinish sucwar, un café et un peu de sucre, Éthiopie 2008

10 janvier. Chez nous 0°C, là bas, la saison sèche.
J’arrive, 22 heures et 25 minutes, 14°C, temps dégagé, altitude: 2400 mètres, à Bole Airport of Addis
Abeba. ça sonne un peu comme «baobab», mais pas de cliché! ça y est, j’y suis, les moustiques, les bêtes, petites
qui sont grosses, et les grosses… Mon père me disait parfois de prendre sur moi, à une époque à laquelle
on ne comprend pas bien ce que l’adolescence vient faire dans notre vie. Je suis adulte maintenant. Prendre
sur soi.
Je réussis par chance à trouver la file pour les visas parce que je ne suis pas du genre rapide pour les
formalités. Un blanc s’allume une cigarette, là, dans le hall. Un blanc, des blancs, des noirs, et surtout des
cafés au lait, juste un peu plus café que lait, quoique. No French. Un groupe de musulmans est assis à l’entrée
du poste de douane. Les femmes, entre elles, enroulées dans un millefeuille de tissus, gardent des tas de sacs
plastique remplis de théières plaquées or. Elles ont chaussé leurs chaussettes dans leurs tongs, ce qui m’apparaît
alors comme une manifestation de bon sens, elles attendent.
Après une bonne heure de formalités: tampon-papier-carbone-duplicata-signature-tampon-signature,
le douanier me sort de ses dents éblouissantes: «you arre bioutifoule», j’interprète un «bienvenue» réservé
à toutes les peaux blanches de sexe féminin. J’esquisse un sourire de mes dents demi-portion, je suis admise
en République Fédérale Démocratique d’Éthiopie.
An buna tinish sucwar, est un road movie très personnel en Ethiopie, c’est aussi une des premières
phrases que j’y ai apprise, sous peine de devoir boire un breuvage hautement énergétique, incompatible avec
le mode de vie du voyageur, à qui tout échappe. Cette série ne prétend pas être une repésentation objective de
ce pays singulier, mais davantage un regard abasourdi tentant de comprendre et de traduire.

Buenos Aires

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Cannelle

Office de tourisme Entre Deux Mers / projet

Norway lofoten

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On the wedding day

Studio Pomelo

Prises de vue studio pour voeux de Studio Pomelo